5.5/10

Seven Shakespeares T.1

L'identité exacte du grand dramaturge britannique est source de controverses et de mystères, on peut comprendre que cela titille l'imagination d'auteurs d'horizons différents. Alors que le cinéma s'est déjà bien inspiré du personnage, plus ou moins récemment. Voilà, que l'auteur de Beck s'empare de la légende et nous propose sa vision de l'histoire.

Sous le règne d'Elisabeth I, le théâtre rencontre un succès populaire considérable tout en étant en proie à une certaine répression de la part des autorités et ce, malgré la protection que la reine accorde aux troupes de théâtre. C'est dans ce contexte que prend place l'intrigue du manga. Alors que les puritains tentent d'empêcher les représentations publiques, certaines personnes avides essaient de monnayer le texte des pièces à succès. Un message de la reine à notre dramaturge nous entraîne vers sa première inspiratrice.

Ainsi, Harold Sakuishi nous emmène dans le passé pour nous conter les aventures de Li, jeune chinoise habitant dans le Chinatown de Liverpool en 1587. De flashback en analepses, on plonge encore plus loin dans le passé pour remonter à l'origine de la malheureuse existence de cette jeune fille au don dangereux. Un dessin solitaire concluant le tome nous donnera un indice sur le lien entre notre personnage que l'on croyait principal et Li, dont l'histoire occupe 220 pages sur les 270 (environ) du tome.

Certainement que l'auteur veut nous faire suivre la voie des sept personnages qui seraient les "inspirateurs" du dramaturge. Je suis déçue de la place accordée à la figure de Li, qui occupe tout le manga, réduisant la place du grand personnage à la portion congrue. Si, comme moi, vous vous attendiez à plonger vraiment dans la vie du célèbre William, vous éprouverez certainement, dans un premier temps, un sentiment d'avoir été trompé sur la marchandise. Une fois accepté cet état de fait, on suit l'aventure de la jeune fille sans trop penser à ses premières attentes.

Pour parler des dessins, disons que si Li semble assez inexpressive, certains personnages ont des visages très marqués, et même déformés. Cela apporte un effet comique qui n'est pas des plus appropriés au ton du manga.

En ce qui concerne les détails triviaux mais qui, parfois, sont à noter, j'ai particulièrement apprécié la qualité de l'édition, la couverture comme la jaquette sont classieuses, les pages épaisses. Cette édition est en adéquation avec le public cible de ce manga : les adultes. Malgré mon avis plutôt mitigé,  je suis curieuse de lire la suite pour savoir quel est le lien entre Shakespeare et Li et quels autres personnages le mangaka va faire intervenir dans les épisodes suivants.

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Ratman T.3

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