3.5/10

Shin

L'univers fantasy de Shin se montre à l'image d'un certain nombre de global mangas : avec beaucoup de bonnes intentions, sans beaucoup de moyens...

Un jeune potier idéaliste de 17 ans devient malgré lui le détenteur d'un sabre habité par un puissant esprit démoniaque. A son contact, il devient un redoutable guerrier sanguinaire doté de pouvoirs destructeurs. Bien qu'une telle malédiction soit à l'opposé de ses valeurs les plus profondes, Shin va devoir se résoudre à accepter sa part de ténèbres pour parcourir l'empire à la recherche de sa bien-aimée, Sakora, enlevée par une secte guerrière dont le but est de reprendre ce mystérieux sabre. Dès lors, Shin va se rendre compte que l'arme exerce sur lui une forte dépendance...

Shin
Shin
Même si le gros lancement du catalogue manfra des Humanoïdes Associés a connu un sévère coup de frein ces derniers mois, quelques titres continuent de sortir de temps à autre. L'un des derniers en date, Shin ne s'embarrasse pas de contrariétés et se propose d'envoyer valser des têtes et des tripes à tout bout de champ. Après quelques pages, l'influence de Berserk est aisément décelable dans le bestiaire, la violence exprimée et la psychologie d'un personnage maudit. La comparaison ne tient qu'un temps car le scénario prend une allure plus bateau avec une quête simpliste. Le gros problème du titre réside dans les ellipses narratives et les transitions souvent peu compréhensibles, cassant le rythme de lecture. Les phases de narration façon Priest à travers lesquelles le protagoniste se décrit tel une plaie vengeresse sont répétitives et un peu lourdes. A cela, s'ajoute nombre de scènes inutiles ne laissant plus que la satisfaction de combats extrêmement rapides se développer. Néanmoins, tout n'est pas si mauvais car on sent poindre des clés scénaristiques à développer, mais ce n'est qu'une impression pour le moment...

Le bât blesse concernant le graphisme car les travers de l'adaptation des dessinateurs européens adoptant un style manga ressurgissent. Quelques superbes planches se confrontent à une grande majorité de planches manquant de rigueur à tout point de vue. Le chara design parfois disproportionné est un bon indicateur des faiblesses du genre...

Comme le laisse suggérer sa couverture, Shin est noir, terriblement noir. Autant le dire, on reste sur notre faim et le duo d'auteurs nous doit une revanche après avoir explicitement développé un univers de fantasy dont on pouvait attendre beaucoup mais qui semble suivre une mauvaise pente.

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