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Shina Dark, les princesses de lune

Un shônen ecchi pour satisfaire un public qui apprécie le genre. Les autres l'éviteront comme la peste.

Démon ténébreux
Démon ténébreux
Quand la lune et le soleil se rencontrent et qu'ils forment l'anneau d'Exoda, Le Seigneur Démon ressuscite et le Monde frissonne… Mais à Shina Dark, Satan n'est pas le diable, Dieu merci...
Après l'émergence dans le ciel de l'Anneau d'Exoda, l'île démoniaque de Shina Dark et son Maître, le Roi Démon Exoda Cyril Crow, réapparaissent à la surface du Monde. Monde qui s'apprête désormais à vivre une ère de terreur et de désespoir… Cependant…
Venez faire la connaissance d'un démon pas comme les autres, qui vit sur son île entouré de pas moins de 1000 jeunes femmes!!!

Le pitch de Shina Dark, les princesses de lune n'est pas très engageant concernant ce titre qui se révèle pourtant moins mauvais qu'il n'y paraît au premier abord. Si on oublie aussi rapidement les personnages dès leure première apparition, on se concentre plutôt sur un point de l'intrigue consistant à la politique à mettre en place sur un nouveau territoire. S'il ne constitue qu'un point mineur du titre plutôt tourné sur des sujets assez convenus tel que la conquête du coeur froid du roi des démons ou d'autres petits problèmes d'ordre personnels relativement peu important qui s'étalent sur l'espace d'un chapitre avec un humour plus ou moins drôle. Le but étant de plutôt de nous présenter un monde où le fantastique règne en maître. Dragon, trésor, pouvoirs magiques et... scènes ecchi, beaucoup de scènes ecchi mettent à mal les deux princesses dans des postures pas vraiment glorieuses. Shina Dark ne dénote pas et s'inscrit dans le tas de shônen à tendance ecchi sans véritable démarcation par rapport à la norme. On reste sur notre faim en espérant beaucoup mieux par la suite tout en sachant bien que l'esprit restera le même.

Concernant le graphisme, pas de révolution à proprement parler puisque Shina Dark éprouve les pires difficultés à montrer autre chose qu'un trait conventionnel dans lequel les femmes ont des formes de poitrine démentielles et des caractères répondant au canon du genre. Seul Le Seigneur Démon pourrait s'en tirer avec son caractère d'un calme mystérieux. Le remplissage est moyen mais quelques belles planches pleines pages et des illustrations en couleur pour les premières pages laissent penser que les auteurs de Mahoromatic possèdent tout de même un beau coup de crayon et un certain talent de la mise en scène malgré plusieurs cases confuses. Le manga ne tirera pas ce genre de shônen vers le haut mais correspond aux attentes d'un public adolescent s'attendant à une histoire simple et quelques coquineries. Taïfu propose une édition juste correcte envers la cible déifinie par sa ligne éditoriale mais il existe bien mieux que ce titre dans le catalogue de l'éditeur (Cobra !)
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