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Shirley

Vous avez aimé Emma ? Vous aimerez sans doute les autres aventures d'une soubrette nommée Shirley...

En pleine parution d'Emma, Kurokawa fait paraître Shirley, sorte de one-shot parallèle à la série de Kaoru Mori. Recueil de petites histoires sans véritable dénouement, le manga est moins passionnant que son aîné mais défend son côté so british intéressant et à des lieux de tout autre œuvre du genre.

Pour vous servir

Madame Bennett est la patronne d'un petit café où il y fait bon vivre. Avec son travail, elle n'a pas le temps de s'occuper de sa grande maison dans laquelle elle habite seule. Un soir, elle trouve sur le pas de sa porte une petite fillette : Shirley Madison, âgée de 13 ans à peine, qui est venue pour l'annonce. Madame Bennett va très vite s'attacher à sa nouvelle domestique à la fois gentille, douce et habile.

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Shirley (c) Kurokawa
Les rapports patronne / domestique sont au centre des thèmes du manga. Les petites histoires sans conséquence de la vie quotidienne de la domestique vue par la patronne comme une petite poupée à son service sont remplies de bonne humeur et de gentillesse. Les instants kawaï ne se comptent plus, ils s'enchaînent les uns après les autres et Shirley se lit aisément. Les liens apparaissent forts entre Madame Benett et sa jeune domestique, la vie de deux jeunes femmes esseulées qui se tiennent par les coudes pour supporter les tracas de la vie. S'occupant l'une de l'autre, malgré les apparences, elles entretiennent une véritable amitié, sincère et incassable. Tous les événements qui les toucheront seront surmonter, bénins ou gravissimes et chacun en sortira grandie. Et même s'il n'y a pas de fin définitive, Shirley colle la banane sans pour autant un déluge d'action. D'autres histoires avec d'autres soubrettes complètent l'ouvrage.

Shirley sans Dino

L'une est zen, seule et visiblement agace ses amies par son célibat perpétuel. L'autre se trouve débrouillarde, femme d'intérieur confirmée et en pleine adolescence. Les deux se complètent et forment un couple de personnages rapidement attachants dont les aventures minimales suscitent un intérêt relatif à leur longueur. Aussitôt lu, aussitôt oublié. Pour autant, le plaisir y est, d'une manière similaire à celui d'Emma, l'histoire de cœur en moins. Sans leçon de vie ou quelconque moral, Shirley se trouve plutôt orienté comédie, même si l'humour reste relativement proportionnel à la longueur des saynètes.

Si vous avez lu Emma, vous savez de quoi Kaoru Mori est capable. Des décors de l'époque victorienne absolument impeccables ainsi qu'un chara design très recherché pour les habits de ces personnages. Ce one-shot possède exactement les mêmes caractéristiques pour les visages, et encore de manière exacerbée. On y perd en qualité graphique globalement même si on retrouve le style propre à la mangaka. Remplissage de qualité mais beaucoup moins impressionnant que dans Emma.

Shirley servira à compléter sa collection de manga de soubrette de qualité, à dix mille lieux des mangas d'action ou ecchi bien douteux. Le manga tourne sur rien mais parvient à faire passer un agréable moment à tout lecteur.

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