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Shitaro-kun

Youpi, l'école est finie ! Moi, Shitaro, je vais en profiter pour réaliser mon passe-temps favori : terroriser les élèves de lycée un peu trop fébriles dans leurs têtes en usant de tous mes talents pour engendrer peut, mort et choléra dans le recueil personnel des mes meilleures blagues, Shitaro-kun. Bon pour le choléra, on repassera mais pour le reste, vous pouvez me faire confiance, du haut de mes sept, huit ans avec ma casquette visée sur la tête, j'arrive sans problème à provoquer la panique. Car j'ai un secret à vous dire, j'adore punir les méchants...

Argggg, bouhhhh et autres contrariétés du genre

Shitaro-kun
Shitaro-kun
Bon, faut quand même que je vous l'avoue, je ne suis pas tout à fait humain mais on s'en serait douté avec mes dents acérées et mon regard de fou furieux mais comme personne ne s'en rend compte, je m'éclate à les éclater. C'est peut-être pas clair pour vous mais en l'espace d'une brève histoire qui compose mon oeuvre, on a tout compris. Et pourtant, Senno Knife a persisté a trouver horreur sur horreur pour instrumentaliser mes faits. Découpe de bras, exorcisme raté, retour des morts à la vie... ma grande spécialité, c'est surprendre ceux qui se croyaient se débarrasser de leurs proches par des moyens peu honnêtes. Super Shitaro est là, tadam, et il va user de tout son « talent » pour leur faire la peur de leur vie, la dernière.

Quoiqu'il en soit, je pense bien que d'une histoire à l'autre, les mêmes fils conducteurs apparaissent avec une régularité affligeante mais ce n'est pas ma faute. Oui, Senno Knife ressasse constamment la base des mangas/films d'horreur nippons sans plus de succès que Pi mais je reste la star. Même si mes apparitions se comptent au compte-goutte (moi, le personnage titre tout de même !), on sait toujours que lorsqu'un mauvais coup se prépare, je ne suis jamais très loin du compte. Et franchement, il y a des fois, ça me barbe de lire mes propres aventures tellement elles manquent d'imagination. J'irais bien rendre une petite visite au mangaka, tiens...

L'écolier de la mort qui tue

Il est bien gentil Senno Knife mais ne tomber que dans la caricature absolue sans aucun second degré, c'est grave. Je proposerais bien l'écartèlement histoire de ses doigts pour savoir s'il veut ressembler à ses personnages l'espace d'un instant. Car à part ma très sobre altesse de la vengeance, l'ensemble des personnages présents ne fait paraître que des stéréotypes glaciaux de la jeunesse nippone avec un dessin innommable. Bien sûr, on se rattrape sur le découpage dynamique et ces fameuses scènes d'horreur gentiment dispersées aux quatre coins d'un volume sans pour autant me faire sourciller, tellement elles sont banalisées et convenues. D'autant plus que l'impression est à en dégoûter le premier lecteur venu. Alors là, je dis stop ! Et je vous laisse juger par vous-mêmes, quinze pages oui, plusieurs volumes, non !

Devant le manque d'imagination cruelle de mes aventures, on peut s'attendre au massacre de la prochaine parution de l'auteur, Sister, qui ne s'annonce pas plus glorieux que mes aventures. Malheureusement pour moi ou heureusement pour vous, je ne resterais pas à la postérité, à moins que vous ayez de l'argent à perdre...

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Avec Karine

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