7/10

Shori no Akuma - Le diable de la victoire

Une petite série courte qui fait plutôt plaisir à lire !

Les Plus Les moins
  • L'héroïne est volontaire et déterminée, ça change des pleurnicheuses habituelles des shôjo
  • Le dessin est léger et motive la lecture
  • L'auteur ne tergiverse pas, elle va directement au fait
  • Les personnages secondaires sont complètement délaissés et survolés. Il n'y en a que pour les protagonistes
  • On a parfois l'impression de ne plus avoir de fil directeur
  • On confond souvent Asami et Akira (les deux héros)
  • Les visages sont, de manière générale, très très similaires

En deux mots, ça parle d'hommes qui aiment s'habiller en femme...


Couverture du volume 1.
Asami est une gosse de riches, pourrie gâtée, jusqu'au jour où l'entreprise de son père fait faillite et qu'elle se retrouve à vivre dans un petit appartement misérable. Elle se voit donc obligée de changer de lycée pour en fréquenter un se trouvant dans son quartier (et surtout, un qui ne demande pas de frais d'inscription...). Pleine de bonne volonté, elle déchante aussitôt les pieds dans l'établissement. Entre gens en costumes, professeurs douteux, oreilles de lapin, etc, elle ne sait plus quoi penser. Cependant, la belle Akira entre en scène et lui propose de lui faire visiter les lieux. Contente de s'être fait une nouvelle amie, la surprise n'en sera que plus grande quand elle apprendra que cette dernière n'est autre qu'un garçon !

L'originalité de la série tient dans son traitement des travestis. Tout le monde dans l'école sait qu'Akira est un garçon et n'a pas l'air de les choquer le moins du monde (en fait, il y a une raison qui rend plus ou moins normal que ça ne les choque pas mais on ne le saura que dans le troisième volume). C'est Asami, nouvelle arrivée, qui va devoir revoir ses préjugés dans ce lycée où les élèves sont beaucoup plus libres que dans son précédent établissement. Elle va devoir s'adapter et s'ouvrir l'esprit pour se faire de nouveaux amis.

Quid des personnages ?


Couverture du volume 2
Asami
: Ex-fille de riche, la demoiselle a gardé quelques manières. Au départ, elle ne comprend pas comment un lycée peut permettre autant de libertés, mais elle va finir par se rendre compte que cela favorise l'épanouissement des élèves. Son personnage est celui qui évolue le plus durant la série (je serais même tenté de dire le seul) et je dois avouer que ça fait plaisir de voir une héroïne de shôjo qui ne pleure pas en permanence !

Le moustachu : C'est le père d'Asami. Autrefois, il était chef d'entreprise mais sa débilité et ses piètres compétences en gestion auront eu raison de lui. Aujourd'hui, il faut qu'Asami le tienne en laisse pour ne pas qu'il dilapide le budget du mois en quelques secondes. Le moustachu (surnom donné par Akira) est l'un des personnages secondaires qui apparaît le plus avec la directrice.

Akira : Le garçon le plus populaire mais aussi le plus extravagant du lycée. Sa lubie consiste à s'habiller en fille prétendument parce qu'il se trouve trop beau (mais est-ce la véritable raison ?). Chose assez étonnante, c'est un personnage principal qui n'évolue pas. Akira reste exactement le même du début à la fin : il fait ce qu'il veut, quand il veut, où il veut. Il reste pendant toute la série un moteur qui permet à Asami d'avancer.

La directrice : Liée à Akira, elle n'est peut-être pas celle qu'on pense. Elle dirige l'établissement avec une main de fer (même si les élèves ont beaucoup de libertés, ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi !). Elle sera un obstacle (sans vraiment en être un tant ils s'en occupent rapidement) dans la conquête d'Akira par Asami.

Difficile de parler des autres personnages tant ils sont anecdotiques. On peut citer rapidement Wataru, jeune fille qui servira de faire valoir à Asami via ses cours de soutien, et aussi la classe d'Asami (oui carrément le groupe) qui reste toujours enthousiaste, quoi qu'elle fasse.

Verdict...


Couverture du volume 3.
Graphiquement très jolie, cette oeuvre courte de Yoko Maki devrait séduire très facilement les fans de shôjo. Les lecteurs occasionnels devraient aussi facilement trouver leur compte puisque les trois petits tomes ne permettent pas à l'auteur de faire de détours. On va directement au fait, on évite les effusions de sentiments toutes les deux pages et on se concentre sur la façon de penser des personnages. Les dessins sont d'ailleurs en accord avec cette philosophie : ils ne sont pas trop vides comparés à la majorité des shôjo (où le "blanc de la pureté" est utilisé à profusion) mais ils n'échappent pas non plus au code du genre (attendez-vous donc aux yeux énormes, aux petites étoiles et autres effets que j'appelle souvent les effets "oh ! c'est de la magie !"). Les éditions Panini ont bien compris qu'ils tenaient là une très bonne mangaka et, après Babe My Love (7 tomes, série terminée) et Shori no Akuma (3 tomes, série terminée), ils nous proposeront Taranta Ranta (2 tomes, série terminée). Une chose est sûre, on ne manquera pas de vous en reparler sur Krinein !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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