7/10

Space Symphony Maetel

Un crossover de Capitaine Albator et de Galaxy Express 999 ne peut se refuser tellement les deux séries ont bercé l'enfance de nombreux enfants des années 1970-1980. Chaque année ou presque, les personnages de Leiji Matsumoto ont droit à une courte série en parallèle de leurs grandes épopées. Cette fois-ci, Maetel, la voyageuse blonde du train de l'espace, est à l'honneur dans une série qui reprend avec bonheur l'ensemble des caractéristiques qui ont fait le succès d'une série toujours mythique aujourd'hui. Et c'est dans Space Symphony Maetel.

Space pirate opera

Dans une galaxie lointaine, se trouve une planète où toute vie est condamnée à disparaître sous les glaces du fait de l'inéluctable éloignement de son soleil. Pour sauver son peuple, la reine Promethium a fait mécaniser le corps de ses sujets pour assurer leur survie, mais à quel prix ? En exil sur le Galaxy Express, Maetel la princesse déchue de Râmetal, reçoit un message de sa mère l'invitant à revenir pour prendre sa succession. Mais Maetel ignore encore tout du terrible complot qui se trame sur sa planète natale, le jeune Nazca lui rappelle le funeste sort des humains ayant accepté la mécanisation. Un choc, un très gros choc pour la blonde aux yeux verts... Pour libérer son peuple de l'emprise du mal, la jeune femme n'a d'autre choix que de faire appel à sa soeur Emeraldas accompagnée de ses deux acolytes de toujours : Toshirô et le capitaine Harlock.

L'intrigue aurait pu paraître ronflante devant tellement d'éléments symboliques au genre, à savoir une planète en danger, des méchants « méchants » face à des gentils « gentils », une extermination du genre humain, une guerre homme / machine et un syndrome d'Œdipe version féminine mais... Space Symphony Maetel regorge de surprises à savoir l'apparition de personnages secondaires charismatiques comme Nazca ou le commandant Léopard. Véritables boosters du scénario, ces deux personnages créent une émulation dans la série parvenant à surprendre et relancent l'intrigue lorsque celle-ci s'embourbe dans les défauts du déjà vu. L'intrigue vire progressivement au tragique et prend de l'ampleur même si elle reste tout de même ancré dans la naïveté. La fin est trop rapide et préméditée, ne remettant pas fondamentalement en cause la série originelle. Mais pouvait-il en être autrement ?

La X° symphonie

L'escale de Maetel sur sa terre natale permet de développer légèrement plus l'histoire du personnage le plus marquant de Galaxy Express 999. Egale à elle-même, le personnage de la jeune femme dégage une sorte de douceur derrière laquelle se cache une grande détermination. Les autres personnages sont égaux à eux-mêmes : Harlock imperturbable, Emeraldas mystérieuse et fière, Toshirô humoristique... L'intégralité du panel de personnages de Matsumoto est conservée avec plus ou moins de présence à l'écran car la série prend très largement Maetel comme personnage central. Les apparitions sporadiques de Harlock et compagnie peuvent laisser l'impression que la série n'a pas été exploité à son potentiel maximum. Le thème principal reste la volonté d'un monde tolérant où la cohabitation entre humains et robots serait possible. Maintes fois explorés, le thème ne trouve pas réellement de renouvellement dans Space Symphony Maetel.

Techniquement, c'est du travail propre. Ni génial ni mauvais, juste bon. Le chara design d'origine est conservé et les personnages en fil de fer avec un petit visage et les yeux en papillon toujours présents. L'animation est contemporaine avec une bonne fluidité lors des combats mais pas mal de plans fixes lors des scènes de combat spatiaux. Les treize épisodes sont de qualité semblables avec une constance très régulière dans les proportions des personnages. L'OST est de très bonne qualité à tel point que Kaze ajoute les deux CD de la bande originale intitulé Der Wunder signé par le compositeur Tarô Hakase. L'anime flotte sur une vague classique plaisante, assez bouleversante.

Space Symphony Maetel se présente comme une petite série de qualité qui, malgré un schéma de départ conventionnel, parvient à tirer son épingle du jeu et donner un plaisir non dissimulé à travers des instants pleins de rebondissements. Une bonne continuité pour une série qui suit déjà un lourd cahier de charges.

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Nana 7.8

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