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Step Up Love Story - les OAV

Inutile de présenter Step Up Love Story, le manga érotique par excellence en France. L'histoire de ce couple beau, jeune et vierge découvrant la sexualité a fait de ce manga un succès, bien plus sûrement que le côté érotique de la série. Série qui se présentait d'ailleurs comme un guide de la sexualité, pensant montrer une sorte de modèle pour les couples, à grand renfort de statistiques diverses et variées. Malheureusement, ce manga se révélait être un simple amas de clichés, un mini-guide du porno amateur que les statistiques ne servaient qu'à légitimer. Mais le succès a tout de même été au rendez-vous, et 4 OAV ont été produits.

Pour les fans, l'idée de voir les 24 épisodes de leur série fétiche être résumés en 2 saisons de deux épisodes n'a rien de bien réjouissant. Et malheureusement pour eux, leurs craintes prennent forme, car Futari Ecchi (ou Futari H) réussi l'exploit d'à la fois massacrer le scénario et d'ôter toute crédibilité au manga.

Les deux premiers épisodes se concentrent sur le mariage des deux héros, leur première fois et quelques fantasmes masculins très clichés. Ce qui est surprenant, c'est que là ou le manga était presque touchant grâce à la candeur des deux protagonistes, il n'y a plus rien. Passé leur première fois, ils se transforment en bêtes de sexe. La découverte de l'autre, la timidité, l'embarras, tout cela passe à la trappe. Un fait très pratique pour la scène finale, mais qui transforme cet anime en une mini-série Ecchi sans originalité. D'autant plus que les statistiques qui servaient de base à ce manga disparaissent purement et simplement. Un choix qui confirme la volonté de ne faire qu'un anime Ecchi profitant du succès d'un manga.

Bien entendu, comme pour toutes les séries érotique, le graphisme est très soigné. Le trait est très propre, et les quelques expérimentation auquel se sont laissés aller les graphistes sont plutôt réussies. Pour ce qui est de l'animation, le tableau est moins reluisant. Il s'agit là d'un pur produit d'animation limité dont le fond de commerce est fait de scrolling et de gros plans absurdes.

Mais au delà de la banalité de ces OAV, ce qui est affligeant c'est la morale bien pensante qui sous-tend les deux derniers épisodes. Une morale rétrograde à des lieues de tout ce qui a pu se faire en termes d'évolution des mentalités à propos de la femme. La morale, énoncée clairement dans le dernier OAV, est simple : une femme se doit d'être une femme d'intérieur, de faire les courses, le ménage et de préparer à manger. C'est là sa place. Elle peut se trouver un travail, mais ce n'est qu'un jeu, elle peut travailler comme d'autres font du tennis. Inutile de commenter ces propos, les mettre en évidence est bien suffisant.

Futari Ecchi n'est qu'une illustration parfaite du principe de la vache à lait. Ces 4 épisodes de 20 minutes ne se reposent que sur le succès de la série originale. A fuir, même (et surtout) pour les fans du manga de Katsu Aki.

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