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Stone Ocean - Prison Break sans Faf Larage

Bon, autant vous l'avouer tout de suite, vous ne verrez pas de gros tatoués, ni de jeune homme musclé qui cherche à sauver son frère de l'exécution, pour la simple et bonne raison que Stone Ocean se déroule dans un pénitencier pour femmes ! Après un passage par la mafia, Araki continue à dessiner ce qui lui plaît et s'attaque au classique de l'évasion. Voyons voir comment il s'en sort... 


Ils brillent pas un peu trop ?
Le 21 mars 1963, la prison d'Alcatraz ferme ses portes...

... mais ça n'a pas grand chose à voir avec notre histoire ! La nôtre se passe en 2011 en Floride (donc oui, vous l'aurez compris, le seul point commun, c'est que ça se passe aux USA). Jolyne Kujo, fille de Jotaro Kujo (héros de la partie 3, Stardust Crusaders), est incarcérée pour un meurtre qu'elle n'a pas commis au pénitencier de Green Dolphin, un établissement de haute sécurité situé sur une île (ah tiens, un autre point commun !). Comment est-ce possible ? Elle a été piégée par son ex petit-ami qui lui a fait porter le chapeau pour la mort d'un auto-stoppeur qu'il a renversé alors qu'il roulait trop vite et sans regarder la route. 

Alors qu'elle se coupe avec l'étrange médaillon envoyé par son père, elle se rend compte que la blessure s'est entièrement refermée. Lors de son arrivée au pénitencier, elle va vite découvrir qu'elle possède d'étranges pouvoirs, notamment celui de tisser un fil ultra-résistant. Elle apprend à l'utiliser au fur et à mesure et finit par lui donner le nom de Stone Free. Un jour, son père vient lui rendre visite et ce dernier lui apprend qu'elle possède ce qu'on appelle un stand, une manifestation de sa force mentale, mais aussi que son incarcération est un coup monté. Qui est derrière tout ça ? Pour quelles raisons quelqu'un voudrait voir Jolyne derrière les barreaux ? 


Une recette qui ne vieillit pas

Cette sixième saison de Jojo réutilise ce qui a fait le succès de la précédente (les stand, des combats très réfléchis et de l'action en permanence). Là où dans la saison 5 les personnages principaux étaient composés presque entièrement d'hommes, c'est le contraire au pénitencier de Green Dolphin.

Bien sûr, il y a Jolyne et son fameux stand Stone Free (c'est une chanson de Jimi Hendrix pour ceux qui ne connaissent pas) composé entièrement de fils qui peuvent se dérouler assez loin avec le risque d'endommager le corps de sa manieuse. Déterminée et courageuse, cette dernière n'hésitera pas à se mettre dans les situations les plus dangereuses pour arriver à ses fins. 

N'oublions pas Foo Fighters, un organisme plancton qui préfère manipuler un corps féminin (bon, il n'a pas vraiment le choix). Ayant évolué en stand, il lui faut un hôte pour ne pas éveiller les soupçons et utiliser ses pouvoirs liés à l'eau.

Pour compléter le trio, Araki a choisi Hermès, une prisonnière qui connaît bien Jolyne et qui possède un pouvoir nommé Kiss. Il lui permet de cloner les choses en leur collant une vignette. Lorsqu'elle la décolle, l'objet redevient une seule entité mais est terriblement endommagée. En tout cas, vous l'aurez compris, l'auteur est toujours aussi inventif en ce qui concerne les pouvoirs des stand !

Le graphisme a encore évolué et il faut avouer que le coup de crayon d'Araki est toujours aussi acéré, en particulier pour tout ce que portent les personnages. L'auteur commence d'ailleurs à utiliser des marques de vêtements ou de célèbres créateurs comme noms pour ses personnages (Guess, Wrangler, Hermès, Westwood...). Bon, après, son trait n'est pas lisse donc il ne plaira pas à tout le monde, loin de là !


"Je suis le méchant et je veux tuer la gentille !"

Même si un peu caricaturale, cette phrase résume bien l'idée de base qui sous-tend la série. En fait, même si Jolyne veut sauver son père et retrouver sa liberté, le grand méchant de la série, lui, cherche à la tuer. Bien sûr il a un but secret et des pouvoirs de dingue mais ce qui l'obsède vraiment, c'est de tuer Jolyne. Je ne vais pas vous dire ce qui se passe vers la fin mais à un moment, il aurait pu arrêter... 

Puisque son identité est révélée très rapidement (contrairement au boss final de la partie 5, Golden Wind, son identité n'est pas un enjeu), je vais me permettre de le faire aussi. Le père Pucci a un background un peu particulier (vous le verrez en lisant son enfance) et l'événement qui a changé sa vie, c'est sa rencontre avec Dio (eh oui, il vient toujours faire chier son monde !). Alors qu'il n'avait que 15 ans, il a été touché par la Flèche et a obtenu des pouvoirs. Cependant, à force de traîner avec le démon, on finit par en devenir un soi-même (le comble pour un homme d'église !) et le temps qu'il a passé en compagnie du vampire ne l'a pas aidé. 

Le pouvoir de son stand, White Snake, est véritablement singulier puisqu'il permet d'extraire (et d'insérer) les souvenirs et les stand de n'importe qui sous forme de deux CD. C'est bien pratique puisque chaque pouvoir peut être récupéré et réutilisé sur un autre être humain pour en faire un utilisateur de stand. En tout cas, il donnera beaucoup de mal à nos héros. 


La grande évasion
La lune ? Du rouge à lèvres bleu ?

Araki en parlait dans l'un de ses petits mots sur le rabat de la première de couverture ; il a toujours voulu dessiner l'histoire d'une évasion. Avec Stone Ocean, c'est chose faite. Même si ce n'est pas le point central de l'histoire, on a quand même droit à une bonne dose d'adrénaline quand Jolyne essaye de partir de Green Dolphin. Les phases de l'histoire restent bien distinctes et on suit avec plaisir les aventures de cette jeune fille qui cherche à aider un père qu'elle n'a pas vraiment connu. Une chose est sûre, après tant d'épreuves, elle en sortira grandie. 

Encore une fois, si la série vous a plu, n'hésitez pas à aller voir du côté de chez Tonkam en ce début du mois de février puisque les tomes 1 de la saison 3 Stardust Crusaders et de la saison 7 Steel Ball Run viennent de sortir !

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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