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This Ugly and Beautiful World

Un nanar nippon servi en grandes pompes par un éditeur dont on se demande encore s'il a réellement lu le titre avant de le publier.

Takeru et Ryo sont deux jeunes ados japonais pris dans les tourments de l'adolescence. Mais voilà qu'un jour, ils découvrent au fin fond d'une forêt une jeune femme qui semble tout droit sortie des rêves de Takeru. Or dans le même temps, ils sont attaqués par un monstre alien. Takeru se découvre alors une étonnante faculté de se transmuter en animal guerrier pour voler à son secours. Prémonition, révélation d'un pouvoir endormi ? Aucun des ados ne saurait répondre. La jeune femme, prénommée Hikari (« lumière » en japonais), ne possède aucun souvenir passé, mais va intégrer la vie quotidienne des deux jeunes gens où son amour pour Takeru se révèle de plus en plus. Mais Hikari intrigue une jeune scientifique américaine et alcoolique, Jennifer Portman, qui campait à proximité de la forêt. Bientôt rejoint par Kuon, un gentil petit alien volant, et un robot Ioneos, Hikari semble être venue évaluer l'humanité. Reste à savoir dans quel but...

Vous savez ce qu'est un nanar ?

This Ugly and Beautiful World
This Ugly and Beautiful World
This Ugly and Beautiful World
ne possède rien de commun avec ce que sa couverture pourrait laisser supposer. Les fausses apparences des premières impressions laisserait presque penser à une sorte de comédie romantique faisant évoluer le titre dans un univers pleinement shônen avec un soupçon de mystère en prime et du kawaï à foison. Mais la réalité est toute autre. Le titre est réellement un seinen qui s'en cache dans un premier volume mou à s'en endormir à tel point qu'il faut véritablement attendre la toute fin pour avoir un éveil sur la réelle nature du titre. Jouer sur plusieurs tableaux aurait pu être intéressant pour le manga mais cela s'avère beaucoup trop complexe pour un auteur qui se perd en ses propres conjectures en réutilisant les thèmes de l'extra-terrestre faussement sympathique. Si le début pouvait laisser penser à Chobits, on se rapprocherait finalement plus d'un dénouement à la manière de Elfen Lied. Si le scénario se cherche, la mise en scène se montre confuse et n'aide pas non plus à faire progresser n'importe quel pan de l'aventure. C'en est presque étonnant de constater que l'éditeur se nomme Glénat et que This Ugly and Beautiful World a connu une certaine réputation dans son pays natal, certainement porté par le fait que la série originelle doit SUREMENT être bien meilleure. M'enfin, vous pourrez aussi me dire que les nippons n'ont pas toujours bon goût...

Et ce n'est pas non plus par son dessin que Ashita Morimi que nous sublimera. Dans l'ambiguïté entre shônen et seinen, le trait se montre trop shônen pour être crédible. Le titre joue sur les faux semblants et ne se montre aucunement convaincant du point de vue emprunté. Le découpage classique et les trames sans vergogne ne contribuent pas non plus à rendre ce trait gras avec des personnages sans originalité. C'est bête à dire mais on se demande un peu l'utilité d'un titre comme celui-ci au beau milieu des nombreuses sorties intéressantes de l'éditeur à tel point qu'une fois les trois volumes de l'oeuvre terminée, on n'essaye même pas de comprendre le pourquoi du comment de cette oeuvre sans queue ni tête mais on s' interroge plutôt sur le fait que si un des collaborateurs de Glénat a lu le titre en question...

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