10/10

Tombeau des Lucioles (Le)

Au beau milieu du chaos, qu'est-ce qu'un drame humain ? Isao Takahata réalise son chef d'oeuvre absolu en abordant très sensiblement l'horreur de la guerre à travers l'exemple d'un couple fraternel uni comme jamais. Entre peur et souffrance, le quotidien non édulcoré de deux enfants non préparés aux terribles événements d'un atroce massacre est criant de vérité et révoltant. L'impuissance d'une nation et la détresse d'une population victime du résultat sanglant de la victoire américaine sur le sol japonais sont d'autant mieux retranscrites qu'elles ne sont évoquées que par bribes. C'est la justesse des propos de Takahata à travers ses deux personnages principaux et le désintérêt du conflit au profit du drame humain qui fait la grandeur du film. Car, Le Tombeau des Lucioles (Hotaru No Taka) est avant tout une histoire parallèle à l'Histoire, un point de vue extrêmement réaliste et critique sur la condition japonaise durant l'effort de guerre mais surtout désintéressé de tout nationalisme pour accentuer l'intérêt sur une relation familiale inébranlable.

"La nuit du 21 septembre 1945, je suis mort."

Par cette simple phrase du narrateur, le drame suivant est annoncé. Seita est adossé à un pilier, plus mort que vivant, et il se souvient du temps pas si lointain où sa jeune soeur était encore vivante, il y a un mois, c'est-à-dire une éternité... Durant l'été 1945, Kobe est en feu suite aux bombardements, Seita (14 ans) et Setsuko (4 ans) fuient à l'abri sur les derniers conseils d'une mère aimante. Désormais dépourvus de toutes ressources, les deux nouveaux orphelins vont résider chez leur tante mais rapidement devenus une gêne, ils décident de s'aménager un abri confortable dans un bunker, à proximité d'un point d'eau. Aux premiers jours heureux remplis d'expériences nouvelles et de repas équilibrés, va bientôt succéder le contrecoup fait de souffrance, de privations et de décisions amorales. Dans un pays qui manque de tout, quelle est la place de deux vies considérées comme inutiles ? En marge de la société de l'époque, vivre et être autonome représente le véritable défi de deux enfants obligés de grandir trop vite... Le Tombeau des Lucioles, un chef d'oeuvre d'une tristesse infinie.

Tiré du récit autobiographique de Akiyuki Nosaka, La Tombe des Lucioles (1967), le film d'Isao Takahata nous embarque dans un voyage où les sentiments se confondent. La première partie du film nous montre Kobé en flammes, exemple-type d'un pays sans espoir ni ressources. Aux yeux des enfants, la vérité saute : leur mère protectrice disparue, les voici confrontés à la dure réalité. C'est en trop pour Setsuko mais Seita use d'ingéniosité et d'astuce pour faire oublier les difficultés quotidiennes. La deuxième partie illustre à souhait cette idée en menant le spectateur dans un voyage magnifique aux abords de la nature. La magie prend et le spectateur devient un Setsuko transporté par les découvertes faites de rires et d'amusements, oubliant le terrifiant contexte. Un contexte qui reviendra lors du dénouement... et quel dénouement !

Courage, le maître mot

Lucioles, sublimes insectes éphémères, signes annonciateurs d'une mort inévitable. Brillants de mille feux aux plus beaux moments de la nuit mais tristement revenus à la réalité le jour, elles sont le portrait craché de la vie éphémère de Setsuko. La pauvre petite fille qui éprouve une peur chronique des privations de bonbons cache en fait un grand courage devant le drame qu'elle se résoud à accepter petit à petit, devenir orpheline et surtout dépendante de son frère. Si ses premières réactions correspondent à l'égocentrisme caractéristique de son âge, sa volonté de ne pas trop se plaindre et de devenir une véritable femme en gardant leur taudis propre et rangé relève du courage le plus pur mais aussi d'une absolue confiance en son frère pour arranger la situation globale, une confiance qui fait d'elle une femme avant l'heure. Pendant les trois quarts du film, le spectateur mise sur l'innocence totale de la réalité dans laquelle Setsuko ne cesse de s'enfoncer mais ce n'est que poudre aux yeux ! La petite fille trompe son monde, elle ne désire pas inquiéter plus son frère et lui causer de nouveaux tracas. Elle a décidé d'accepter son misérable sort, elle a décidé de se laisser mourir. La guerre lui a gâché sa jeunesse, sa vie, elle l'a déjà compris et préfère y renoncer. Son sacrifice tend à faciliter la vie de son aîné qui ne le comprendra jamais car elle n'a jamais eu les mots pour lui dire. Setsuko est aussi certainement l'auteur du passage le plus émouvant lorsqu'elle annonce avoir compris le sort de sa mère.

Si les apparences trompeuses auraient pu désigner Setsuko, le plus malheureux est certainement Seita. Préservant sa soeur, il prend sur lui et assume ses responsabilités. Même s'il est parfois un peu le stéréotype du jeune garçon courageux que les auteurs nippons d'après guerre développaient, ses côtés faibles le rendent aussi touchant que sa petite soeur. Sa constante impuissance à révéler la vérité et sa peur de faire face à la réalité se traduisent par une préférence pour la création d'un monde parallèle dans le but d'amuser et faire oublier les inquiétudes de leur sort à sa soeur. Un courage différent, plus improvisé, car prendre les décisions pour deux par ces temps de guerre relève aussi bien d'une inconscience dont il ne verra les conséquences se dégrader que beaucoup trop tard. Un peu comme Roberto Begnini dans La Vie est Belle, Seita est le clown qui doit éviter que sa soeur ne tombe dans les ténèbres trop proches. La scène des lucioles est certainement sa plus belle réussite vis-à-vis de sa soeur.

TomBEAU

Comme son illustre collègue Hayao Miyazaki, Isao Takahata aura réussi à bouleverser un public absolument pas préparé à voir ce déluge d'émotion. Si lors de sa sortie française, les résultats furent plutôt décevants, Le Tombeau des Lucioles a acquis une forte notoriété depuis. Alliant un scénario extrême à une technique parfaite, son succès est total. La réalisation de Takahata est exemplaire, faite de sobriété et de plans mettant en valeur les personnages. Tout comme les décors, le chara design est réaliste, sans excès, en un mot : juste. Le doublage français est bon car il conserve l'émotion alors que l'OST de Yoshio Mamiya est une sorte de triomphe à la mélancolie et au drame.

Que peut-on regretter au sujet du Tombeau des Lucioles ? A mon humble avis, pas grand-chose car même en le revoyant sans cesse, le message et toujours porteur et l'envie d'aider les personnages à sortir de cette infâme torture toujours un peu plus présente, un véritable réquisitoire pour l'humanité. Un déchirement tellement beau techniquement que ce film subtil restera certainement encore longtemps comme l'un des plus beaux de la japanimation contemporaine. Et si vous versez une larmichette en visionnant cette oeuvre somptueuse, ce ne sera peut-être pas seulement à cause d'une poussière dans l'oeil...

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34 commentaires

  • Lilly

    05/05/2005 à 09h05

    Répondre

    c'est beau à en pleurer effectivement, le scénario autant que les dessins. Mon film préféré en ce qui me concerne, un chef d'oeuvre en réalité
    et puis le DVD est très soigné aussi

  • Castel

    05/05/2005 à 09h54

    Répondre

    Film extraordinaire en effet, j'ai lu le récit d'origine et c'est tout à fait grandiose. L'indifférence et le rejet des adultes à l'égard des deux enfants fait effectivement monter les larmes aux yeux. Ca n'a pas pris une ride : foncez sur le DVD !

  • nazonfly

    05/05/2005 à 09h57

    Répondre

    Enfin une critique du Tombeau des Lucioles sur Krinein
    L'anime est tiré d'un livre de NOSAKA Akiyuki, intitulé en France La Tombe des Lucioles. Et c'est rarement le cas, mais le film est largement meilleur que le livre original.
    Takahata a su prendre l'essentiel de l'histoire, a éliminé les aspects les plus violents pour ne garder qu'une poésie triste.
    Car Le Tombeau des Lucioles oscille tour à tour entre des moments d'une poésie magnifique (l'envol des lucioles par exemple) et des moments d'une tristesse infinie qui en font un film finalement pessimiste.

    Le Tombeau des Lucioles est un anime qui se démarque des productions habituelles type Miyazaki, mais est un chef d'oeuvre inconstestable!

  • -k-Ashitaka

    05/05/2005 à 10h06

    Répondre


    ....

  • iscarioth

    05/05/2005 à 10h44

    Répondre

    Un 10/10 mérité ! La VO est de rigueur.

    Je me demande bien si quelqu'un a pu regarder ce film et son final sans pleurer...

  • Daggy

    05/05/2005 à 12h50

    Répondre

    Gallu a dit :
    Je me demande bien si quelqu'un a pu regarder ce film et son final sans pleurer...

    J'ai même pas pu le regarder en entier tellement j'étais bouleversé.
    La déchéance, le malheur et tout qui s'abat sur ces 2 enfants... Nan. Pas facile à supporter. Faudra que je sois blindé moralement pour aller jusqu'au bout. Mais bon, c'est pas pour tout desuite.

    Très belle critique

  • Kain2097

    05/05/2005 à 13h35

    Répondre

    L'un des plus beau animé (et aussi l'un des plus triste) que j'ais vu.
    10/10, comme tout le monde.

  • juro

    05/05/2005 à 14h01

    Répondre

    Très belle critique

    Merci. J'ai beau le regarder encore et encore, j'y vois peu de défuats. A chaque fois on ne se sent pas préparé à ce qui va se passer pour déboucher sur cette fin qui est d'une cruauté abominable. La prochaine critique "takahatiene" à venir est d'un tout autre calibre qui montre la polyvalence du réalisateur et de Ghibli en général.

  • Anonyme

    07/05/2005 à 15h30

    Répondre

    Moi aussi j'ai

    Je l'ai acheté en DVD il y a longtemps, mais je ne l'ai toujours pas regardé (la première fois que je l'ai vu c'était à la TV).

  • Grrr

    07/05/2005 à 15h50

    Répondre

    Je l'ai regardé la première fois peu de temps après Totoro, je ne savais pas que ça finissait mal, je pensais qu'il y aurait un "happy end " , j'ai pleuré comme un veau pendant..un certain temps^^
    La seconde fois j'ai du arrêter au milieu , j'appréhendais la fin
    Mais il faut le voir absolument au moins une fois, parce que comme Juro le laisse entendre, il dépasse les frontières et les époques , bref c'est un récit universel , utile et beau!





    ps: je recommande la marque lotus compact^^

  • Dara

    01/02/2006 à 15h03

    Répondre

    Très belle critique en effet. Tout est dit. Sans conteste le véritable chef d'oeuvre de Takahata.

    Je l'avais également vu bien avant que le dvd ne sorte. Il me fallait ce dvd pour le principe, mais je n'ai jamais réussi non plus à revisionner le film en entier.

  • naweug

    01/02/2006 à 15h20

    Répondre

    Ce film est bouleversant mais j'avoue n'avoir pas versé une larme.
    Suis-je anormale ?
    Mais c'est très chouette. J'ai l'édition avec le livre, mais je ne l'ai pas encore lu. C'est une histoire dure mais belle quand même.

  • nazonfly

    03/02/2006 à 11h21

    Répondre

    Guewan a dit :
    Mais c'est très chouette. J'ai l'édition avec le livre, mais je ne l'ai pas encore lu. C'est une histoire dure mais belle quand même.


    Petite pub au passage : La tombe des Lucioles - Le livre

  • juro

    03/02/2006 à 12h42

    Répondre

    T'as pas honte ? Je l'ai déjà mis en lien dans ma critique

  • cactus fielleux

    09/02/2006 à 09h35

    Répondre

    on peut dire UN truc sur ce film c'est que c'est VRAIMENT triste. après avoir vu ce film on a les yeux un peu comme ça. mais c'est... c'est bien.très bien.on adore



    a plus

  • Ceir

    09/02/2006 à 18h43

    Répondre

    Je me joins à vous pour recommander ce film.
    Une oeuvre incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à l'univers du manga.

  • Wax

    09/02/2006 à 19h21

    Répondre

    Ceir a dit :
    Une oeuvre incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à l'univers du manga.


    Pour les autres aussi! Par exemple moi même!

  • schiste

    09/02/2006 à 20h11

    Répondre

    ...

  • kawaiigwadinina

    16/02/2006 à 22h59

    Répondre

    Ce film est...hum...comment dire...si émouvant ,l'histoire tragique qui est racontée ne peut que nous faire pleurer!Takahata a vraiment assuré pour ce film,c'est vraiment un chef-d'oeuvre!
    La première fois que j'ai vu ce film je devais avoir 6 ou 7 ans j'ai été completement troublée et lorsque je me suis souvenue que c'était un manga j'ai recherché le titre (que j'avais oublié) et je l'ai retrouvé enfin j'ai pu revoir ce film et je retenais presque mes larmes à la fin...
    C'est pas my favorite film pour rien
    voilà pour ceux qui ne connaissent pas encore dépechez vous d'aller l'acheter!

  • lunia

    18/02/2006 à 11h58

    Répondre

    bon apparement on a tous pleuré devant ce film
    Le côté un peu gore de certaines scènes m'a rapellé Princesse mononoké.
    Après tout Takahata n 'est pas le grand maitre de Miyazaki pour rien

  • _Killua_

    04/03/2006 à 16h18

    Répondre

    Je m'excuse du fond du coeur Takahata-sama !!! Je n'ai pas eu la force de regarder jusqu'au bout. Ce film m'a trop pris aux trippes... et je me suis dit que je pourrais plus jamais dormir de ma vie si je le regardais en totalité
    Hontoni sumimasen

  • Choucroot

    04/03/2006 à 22h17

    Répondre

    lunia a dit :
    Après tout Takahata n 'est pas le grand maitre de Miyazaki pour rien

    Heu mais en fait non pas du tout . Je crois meme ne prendre aucun risque en disant qu' ils se doivent autant l' un a l' autre puisqu' ils ont créé Ghibli ensemble. De plus Takahata est avant tout un réalisateur dans la mesure ou il ne dessine pas ( merci wikipedia ), contrairement a Miyazaki qui serai en mesure de tout faire tout seul ( bon tout est relatif ).

    Et pis d' abord, tout le monde sait que le vrai maitre, c' est Paul Grimault

  • Cineman

    06/03/2006 à 00h22

    Répondre

    Bon et bien je vais me joindre au concert de louanges :
    Le tombeau des lucioles est pour moi le meilleur manga existant , il montre bien que ces derniers ne sont pas seulement un déchainement de sangs et de violences mais peuvent être également d'une grande finesse , et surtout magistralement poétiques (comme aussi '' Princesse Mononoké'' ou encore '' le voyage de Chihiro '' etc... ) .
    Emouvant , je dirais même bouleversant , la souffrance de ces deux enfants prend littéralement aux trippes et nous hante encore longtemps après le visionnage.
    Bref c'est un vrai chef-d'oeuvre de l'animation nippone à voir et à revoir ( si on en a le courage ) .... et comme il a déja été dit précédement , n'oubliez pas les mouchoirs !

  • Anonyme

    01/05/2008 à 17h05

    Répondre

    Je n'ose plus lre voir: j'ai été en quelque sorte traumatisé lorsque je l'ai vu en primaire lors d'une sortie scolaire.


    Le genre d'école qui considère que les dessins animés sont uniquement destinés aux enfants==> honteux!

  • nazonfly

    01/05/2008 à 17h57

    Répondre

    Oui mais le tombeau des lucioles a un message intéressant pour les enfants quand même.

  • Anonyme

    16/05/2008 à 15h46

    Répondre

    Ba le message est plus pour les adultes que pour les enfants pour ce
    que je me souviens. En primaire, on ne voit pas la vie de la même façon
    qu'au collège.


    Enfin bon, ce film est et restera pour moi le plus grand film de guerre qui soit!


    Pourquoi? parce que l'on voit réellement une des conséquences que la
    guerre peut avoir sur les populations civiles qui sont rarement
    présentées dans les films hollywoodiens: on a souvent des films du
    genre "il faut sauver le soldat ryan, peal harbor" : des films qui
    montrent plus ou bien (car ya trop souvent du patriotisme accompagné
    d'une musique héroïque bidon) le labeur des soldats que le labeur des
    civils. c'est vrai: rares sont les films de guerre comme "apocalypse
    now" et "full metal jacket", mais plus rares encore sont les films qui
    présentent les horreurs de la guerre du côté des civils (la liste de
    shindler, le pianiste, le tombeau des lucioles) 

  • Anonyme

    15/10/2008 à 23h19

    Répondre

    Un film magniphique.


    Je suis tombe dessus par hasard sur fr5 alors que j avais 12/13 ans, et ca m a bien remue...


    Belle representation des horreurs de la guerre et de l indifference des adultes a travers les yeux d un ado.


    Pas d eau de rose et d happy end, portrait assez cru d une enfance gachee.


    Bravo...

  • Anonyme

    13/06/2009 à 00h29

    Répondre

    Magnifique, Emouvant, Rien que de penser à ce chef d'oeuvre provoque en moi une enorme tristesse

  • Anonyme

    18/07/2009 à 17h21

    Répondre

    je n'est jamais été aussi triste a
    part a la disparition de mon frère aimer ,film plus que bouleversant
    raconter avec un grand réalisme ,, je n'est pas m'empêcher de
    penser que jais eu de la chance de ne pas savoir piloter et je parle
    dans n'importe quelle guerre quand ils bombardes des villes ou il y a
    des civile surtout des enfants je ne c'est pas de quelle sommeille il
    dormes? San oublier les commanditaire de tous cela, Setsuko est un
    prénom japonais que je n'oublierais jamais

  • Islara

    18/07/2009 à 19h26

    Répondre

    Ce n'est pas une larmichette que j'ai versée, j'ai pleuré les 3/4 du temps. Il m'a fallu interrompre le film à la moitié et le reprendre le lendemain...


    Une justesse infinie pour des émotions terriblement et douloureusement intenses.

  • Anonyme

    22/08/2010 à 01h49

    Répondre

    J'ai pas fait mieux que les autres : la première fois que je l'ai vu j'ai pleuré comme une vache à la fin du film, la deuxième fois mon nez coulait comme un robinet au milieu et fin du film, et maintenant, a CHAQUE (je dis bien CHAQUE, c-a-d les scènes tristes comme les scènes heureuses), je peux pas m'empêcher de pleurer comme une baleine.


    Un film de guerre poignant, dur, cruel, mais incroyablement beau. A voir au moins une fois dans sa vie.

  • Anonyme

    13/11/2010 à 23h33

    Répondre

    un film parfait...


    qui relate bien de l'horreur de la guerre.


    j'ai pleuré si fort je m'en rappel..


    magistral fantastique !

  • Anonyme

    17/01/2012 à 12h32

    Répondre

    Film moyen sans plus. Surtout quand on sait que Takahata est capable de génie (Pompoko).

    La seule chose que l'on retient, c'est que c'est triste et qu'on a pleuré. Par contre, impossible de voir deux fois ce film.
    Pathétique et pleurnichard, c'est le film pour lequel il faut exposer la misère des enfants et la mort pour émouvoir un public.
    Si le film était américain, il aurait gagné des oscars (ce n'est pas un gage de qualité).
    On l'aurait comparé à 'La ligne verte', film préféré également des pleurnicheurs et des "j'aime étaler du violon pendant les scènes tristes". L'un des pires films de Spielberg aimé par tous ceux qui n'aiment pas vraiment ses autres films.

    Un bon petit film pour cinéphile, un chef d'oeuvre pour les ignorants.

    Quand on pense qu'il est mieux noté que Mononoké et Pompoko !!!
    Le scandale est qu'il ait 3 points de plus que "Millenium Actress" qui fait autant pleurer et qui est une merveille du 7ième art.

  • Anonyme

    05/01/2014 à 02h58

    Répondre

    Super Film ! C'est intéressant pour les jeunes ! Triste pour les Japonnais ! Sa nous rappel la  WWII

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