Les Tonkam de mois d'avril 2014

Le mois en deux mots trois mouvements : beaucoup de pépins d'éditions, des télépathes, des robots policiers, un jeu ancestral japonais et des monstres dévoreurs d'homme !


Bimbogami Ga! 6
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Ichiko, Nadeshiko et Ranmaru… beaucoup de filles commencent à s'intéresser à Tsuwabuki et les rivalités ne vont pas tarder à éclater… Ce tome nous permettra aussi de retrouver Bobby, Bonze devenu Saint à cause de ses errances mais qui sera vite repoussé du côté obscur… Mais le véritablement événement, c'est la venue de Yamabuki, la chef de Momiji, lassée de ne pas avoir de rapports réguliers et de ne pas voir le dossier Ichiko beaucoup avancer… La colère d'une déesse n'est pas de tout repos, à tel point qu'une alliance Momiji/Ichiko sera nécessaire pour calmer la situation et permettre à la ville de ne pas être détruite. L'auteur continue donc de faire du grand n'importe quoi avec des personnages loufoques à souhait pour notre plus grand plaisir. En multipliant les références et les clins d'oeil aux séries connues, le lecteur le plus difficile ne pourra qu'être comblé devant tant de maîtrise comique. Seul bémol : l'édition de Tonkam n'est en aucun cas à la hauteur du titre. Entre les dizaines de fautes d'orthographe et les textes mal cadrés, il y a de quoi être déçu lorsque l'on a l'objet entre les mains… Dommage, la série mérite beaucoup mieux !

 


Brynhildr in the Darkness 4
 :
La nouvelle magicienne envoyée pour repérer nos héroïnes possèdent un pouvoir vraiment très pratiques; elle peut lire les souvenirs d'une personne juste en croisant son regard mais aussi les effacer, les modifier ou y ajouter quelque chose (eh oui, rien que ça). Le problème de Murakami (et il ressort encore plus dans ce tome), c'est sa naïveté. Le jeune garçon va quand même faire confiance à une tueuse envoyée par une organisation ultra-secrète pour le liquider (lui et les autres magiciennes)… Ceci mis à part, Okamoto continue à développer les liens entre ses personnages principaux mais aussi leur détresse. Ces jeunes filles qui n'ont rien demandé (et qui se sont retrouvées prises dans une spirale infernale) aspirent simplement à aller au lycée et à vivre comme des jeunes de leur âge, chose qui s'avère difficile puisqu'elles sont constamment traquées (évidemment). Pour ma part, impossible de m'arrêter de lire une fois le volume commencé, l'auteur d'Elfen Lied possède cette capacité à happer le lecteur sans que celui-ci s'en aperçoive vraiment. Prochain tome… dans trop longtemps ! 

 


Buddy Spirtis 1+2 :
Dans un monde où les robots ont une place prépondérante dans la vie humaine, même les forces de polices doivent s'y mettre. Chaque officier du SARF possède donc un buddy, un robot qui leur sert de binôme et qui lui est lié par une partie de son corps qui a été cybernétisée (Link Eye, Link Knee…). Evidemment, la partie cybernétique va déterminer le caractère spécial apporté par la relation entre l'homme et la machine (l'oeil permettra à l'utilisateur d'être plus alerte, le genou de donner des coups plus précis…). C'est avec l'aide de Red que Yu Takizawa va donc partir à la recherche d'éventuels criminels. Depuis quelques temps, Tonkam sort une myriade de nouveautés estampillées Young. Ce nouveau genre qui se veut à mi-chemin entre le shônen et le seinen voit ses titres choisis dans le magazine japonais Heros (un bon nombre en tout cas). Le souci, c'est qu'en ce qui concerne la qualité… c'est pas trop ça…Alors oui, le dessin reste assez clean mais plus que moyen. Pour un titre censé cibler les jeunes adultes, c'est beaucoup trop léger (comprenez pauvre en détails). Le développement des personnages est mis au second plan au profit de scènes d'action qui s'étirent en longueur et qui se veulent dantesques (c'est sûr que le décor, il fait la gueule…) sans jamais vraiment atteindre des sommets… Bref, les nouveautés Tonkam, c'est pas vraiment la joie ces derniers temps…

 


Hikaru no Go 6
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Hikaru continue son parcours chez les Inseï et monte très rapidement dans le premier groupe (la classe 1), poussé par sa volonté de jouer contre Akira lors du tournoi des jeunes lions. Les auteurs prennent d'ailleurs bien le temps de développer les sentiments du jeune garçon qui travaillent sans arrêt pour enfin voir son « rêve » se réaliser. L'aide de Sai lui sera   d'ailleurs précieuse pour ne pas sombrer. Hikaru no Go est véritablement un shônen dont devraient s'inspirer des dizaines d'auteurs. Tous les ingrédients sont là : action, personnages attachants, suspense, ambiance… Il n'y a rien à redire en ce qui concerne l'oeuvre, c'est du travail de maître. De plus et je le répète une fois de plus mais cette édition est vraiment magnifique, que ça soit au niveau de la couverture, du papier et du soin apporté à la traduction et à l'adaptation mais les sorties sont vraiment trop espacées pour que le nouveau lecteur s'y retrouve, surtout quand on sait que le tome 7 sortira en janvier 2015… D'ici à ce que le vingtième et dernier tome sorte en France, il se pourrait que l'on soit tous déjà morts… 

 


Returners 1 :
Le pitch est très classique ; une météorite s'est abattue sur la Terre et a provoqué l'apparition de monstres. Ces derniers ont envahi tout un quartier de Tokyo et ont massacré la plupart de ses habitants. Ceux qui en sont revenus vivants possèdent des pouvoirs qui leur permettent de combattre ces créatures venues de la brume rouge… Autre nouveauté des éditions Tonkam, il faut croire que cette dernière n'est guère meilleure que les deux autres (que ce soit Momo ou Buddy Spirit). Avec son scénario archiclassique, ses deux personnages au charisme douteux. Jugez par vous-même : l'une est accro aux cours d'EPS et n'a pas l'air d'avoir de problèmes de pudeur et le second passe son temps à vomir ou à se plaindre de pas avoir envie de faire quoi que ce soit… Malgré cela, l'auteure (car c'est une femme, oui oui, aussi dessinatrice de Sekirei, série inédite chez nous) réussit à nous pondre quelque chose de bancal puisque la relation entre les deux protagonistes fonctionne très mal (même si leurs caractères diamétralement opposés auraient dû bien se complémenter…) et l'intrigue n'est… pas terrible quand on y réfléchit bien. On notera quand même le joli coup de crayon de Sakurako Gokurakuin qui a le mérite de proposer des personnages bien proportionnés et des monstres un peu « robotiques » (et humanoïdes) qui font un peu penser au personnage principal de la série Junk, Record of the Last Hero (Kia Asamiya, Asuka/Kazé). Au final, si vous comprenez le français, vous avez peut-être déjà arrêté de lire cette critique et vous êtes passés à la suivante et je serais tenté de dire que c'est pour le meilleur ! 

 


Stardust Crusaders 12
 :
Je déteste dire du mal d'un tome de Jojo's Bizarre Adventure mais il faut avouer que pour le coup, Tonkam, en tant qu'éditeur, n'a pas rempli ses objectifs. On commence par le problème de la tranche identique à celle du volume 11 (manque de pot pour ceux qui voulaient la frise complète, c'est un peu loupé) mais ce n'est pas vraiment le plus gênant. Ce qui m'a posé problème en tant que lecteur, c'est une reliure complètement ratée qui a fait que certaines pages se détachaient mais surtout, que le tout n'était pas lié comme un bloc solidaire. On voit cette séparation en deux feuillets distincts apparaître quand on regarde le volume par dessous ou même par le dessus. On remarque aussi que l'impression sur le premier feuillet a été ratée puisque les extrémités sont mangées… Bref, quand on réussit à passer outre ces petits détails ô combien ennuyeux qui me pousseront très probablement à racheter le volume (parce que ce n'est vraiment pas possible de garder un truc pareil dans sa collection, surtout quand on est fan de la série à ce point), on retrouve un bon volume avec un combat assez étonnant d'Iggy qui va devoir faire face à un oiseau complètement fou. Au final, on pourrait résumer mon avis ainsi : « Pouce levé » pour Araki, « pouce baissé » pour Tonkam.

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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