6.5/10

Tsuki Hime

Chez Krinein, on est gentil. Tsuki Hime est un manga qui parle de vampires, mais nous n'allons pas commencer cette critique par une introduction traitant de l'utilisation de la récente médiatisation de ce mythe d'Europe de l'Est dans la culture pop japonaise et plus particulièrement les manga. Il faut dire qu'après avoir fait de telles introductions dans Blood Alone, Hellsing, Blood the Last Vampire, ou encore ..., on commence à avoir fait le tour de la question. Et on commence aussi à ne plus rien avoir à dire de neuf. Dans un grand élan de bonté, nous vous épargnons donc cette peine (et nous vous infligeons la lecture d'un trop long paragraphe sur les introductions, ce qui est un procédé au moins aussi bâteau que de vouloir adapter une thématique globale à une critique). Et l'introduction (quatrième emploi de ce mot depuis le début de ce texte) est faite. Passons donc sans transition au reste de la critique.

Tsuki Hime
Tsuki Hime
Il y a vraiment des personnes qui n'ont pas de chance, et Shiki en fait partie. Renversé tout petit par une voiture, il a depuis des séquelles assez terribles : il voit des lignes partout. Et manque de chances, ces lignes qu'il distingue sur les murs, les humains, les objets et les animaux ont une particularité assez dérangeante. En les suivant avec un couteau, Shiki découpe sa cible aussi facilement que s'il s'agissait d'une motte de beurre. De grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités comme dirait l'autre. Shiki préfère fuir les siennes, et se coupe de ses visions grâce à ses lunettes. Jusqu'au jour où pris d'une envie soudaine, il découpe une fille dans la rue. Une chose tout ce qu'il y a de plus banale en somme. Sauf que personne n'en parlera jamais et que le cadavre ne sera jamais retrouvé.

Décidément, le monde des vampires est bien étrange. Entre les jolies rousses attentionnées et les meurtriers sanguinaires, il y a tout un monde. Chance, le héros tombe entre les mains de la jolie fille, et reste gentiment dans son petit monde bien rose. Oh bien sûr, il a peur. Il faut dire que sa famille est plutôt possessive et que le méchant n'a pas vraiment une bonne tête. Ses cerbères non plus d'ailleurs. Et le fait que ledit monsieur lui court après avec ses animaux pleins de dents et de griffes ne fait rien pour arranger l'ensemble. Pratique dans ces cas là d'avoir un petit super pouvoir et une copine vampire (aux gros seins) sous le coude. La caricature fait doucement sourire, mais le manque d'ambition totalement affirmé de la série fait passer cet aspect au second plan. D'autant plus que le dessin tout arrondi et mignon rappelle plus que fortement celui de Love Hina. On attend à tout instant que le héros glisse sur une peau de banane et qu'il tombe sur sa partenaire dans une position scabreuse. Il n'en est rien. La phase Love Hina ne représente qu'une petite partie de ce premier volume. Le scénario glisse d'un registre à l'autre, passant du manga pas si léger qu'il n'en a l'air à un shônen bien basique. Les jolis uniformes de lycéennes laissent la place à des costumes plus traditionnels, des grands pardessus noirs par exemple. Et le presque burlesque des premières pages s'efface devant l'annonce d'une quète initiatrice qui ne manquera pas de révéler tous les pouvoirs cachés du héros. Oui, les ficelles sont grosses. Très grosses. Mais on s'en fiche comme de notre première paire de bretelles. On se contente de suivre naïvement les héros et sa jolie copine, on les regarde se battre contre un super méchant super fort tout en sachant qu'ils ne seront jamais vraiment en défaut. On sait tout ce qui va sans doute arriver, mais l'ensemble est suffisamment bien fait pour qu'on se divertisse pendant la lecture. Les clichés narratifs sont légion mais les dialogues, eux, sonnent juste. Dès lors, il suffit de savoir que ce manga n'a pas de vraie prétention pour passer un excellent moment. Et ce n'est pas le dessin qui vous fera changer d'avis. Vu, revu, il est tout simplement passe-partout. On ne peut pas le trouver laid, on ne peut pas le trouver beau. C'est du travail classique, mais du travail soigné. Les personnages n'ont pas l'air figé, ils sont vaguement expressifs, et les attitudes sont crédibles. On n'en demande pas plus pour un tel manga. On tourne les pages sans s'en rendre compte, et on arrive au bout de ce premier volume avec la simple sensation d'avoir passé un bon moment.

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    3 commentaires

    • Jan Relv

      04/02/2007 à 20h41

      Répondre

      Je me premets d'intervenir sur ce forum pour signaler que si le manga Tsukihime n'a pas l'air terrible, il est dérivé d'un roman visuel(visual novel) absolument fantastique dans son écriture, sorti en décembre 2000. Jusqu'ici seulement sorti dans les limites du territoire japonais, il à été traduit en anglais par l'équipe de Mirror Moon, et on peut l'acheter sur Internet, appliquer la traduction et découvrir cette histoire dans toute son originalité signée Kinoko Nasu.
      (Oui, je suis fan de la Visual Novel)

    • Anonyme

      10/11/2008 à 19h46

      Répondre

      Vraiment un manga à ne pas louper, le dessins sont très beaux (normal, c'est du type-moon)n l'histoire bouge (plus à partir du tome 4) et est vraiment envoutante.


      Un must have pour tout ceux qui s'intérressent un minimum au mangas (plus que pour naruto quoi ^^)

    • Anonyme

      14/03/2009 à 22h25

      Répondre

      j'ai trouver ce manga par hasard, et franchement pas déçu, l'histoire est prenante, dessin très beau, j'ai accrocher, dommage que les volumes sois si long a sortir, c'est le seul reproche

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