6/10

Umishô

La natation portée au firmament par un mangaka se plaisant à nous proposer une tripotée de fous furieux...

Kanamé ne sait pas nager, il a peur de l'eau. Il est terrifié à l'idée qu'une horrible sirène l'entraîne au fond de l'eau. Pourtant, il est le manager du club de natation du lycée Umishô! Ce jour -là, arrive du large un bien étrange radeau avec une maison dessus. Dans celle-ci, un père et sa fille, Amuro. Kanamé est sûr d'avoir déjà vu cette jeune fille délurée, mais il ne se souvient pas. Amuro elle-même sent qu'elle a déjà vu Kanamé... Amuro va se révéler excellente nageuse, et on va découvrir toute une galerie de personnages hauts en couleur : la jeune fille toute prude qui est très portée sur la question, celle qui apprend à peine à nager, le président du club dont le restaurant de son père à des problèmes financiers...

Umishô
Umishô
Un shônen manga sportif supplémentaire ? Un titre misant sur l'été pour se faire connaître ? Un vrai titre sur la natation ? Umishô arrive avec sa bonne humeur et son ton tourné vers des petites histoires typiques du drama school pour tenter d'accrocher un public pas indifférent au genre ecchi. Scènes coquines, filles peu pudiques et garçons rougissants sont le lot quotidien du manga. Il fallait s'y attendre avec un titre porté sur la natation... Conte toute attente, l'humour et l'ambiance générale du titre se révèlent porteuses d'un certain nombre de situations amusantes, même si peu innovantes. Le scénario vogue d'histoires en histoires sans se définir clairement pour le moment. Ce petit titre de genre parvient à forger ses qualités à travers un lot de personnages tous plus barjots les uns que les autres. Si quelques-uns ne peuvent éviter la caricature au premier plan (la fille au fort caractère, la timide, le héros simple...), tous révèlent une face cachée donnant du piment à l'intrigue. Le personnage centralisant les mystères demeure Amuro, nageuse au talent de sirène et à la bonne humeur enfantine. Côté masculin, le président du club est à mourir de rire avec ses frasques narcissiques.

Graphiquement simple, Umishô ne paye pas de mine. Il parvient juste à atteindre le niveau juste correct de présentation. Le chara design est plutôt médiocre mais le rythme emballant des histoires parvient à combler le fossé. Remplissage correct et sens du détail faiblard complètent le tableau.

Un petit manga sympathique, humoristique à souhait mais sans atteindre des sommets. Le plongeon se révèle agréable en espérant que la suite ne se transforme pas en brasse coulée...

A découvrir

Diên Biên Phu

Partager cet article

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Chez Krinein Manga et animes, c'est la culture japonaise qui est mise à l'honneur grâce à des critiques de shonen, shojo et autres termes bien connus des vrais fans. Toi même tu sais.

Rubriques