5.5/10

Vampire Hunter

Ce n'est certainement pas dans le but de choquer que l'on affirmera que les jeux vidéo sont une discipline plus que populaire au Japon. Un marché énorme s'y est développé, notamment en ce qui concerne les RPGs à la Final Fantasy ou les jeux de combat, ce qui implique le création de produits parallèles, tels les peluches, figurines articulées ou dans un autre genre, des séries animées, autre gros morceau de la culture nippone. Suivez mon regard.
Vampire Hunter est donc l'adaptation en anime du jeu de combat développé par Capcom, mythique société de jeu vidéo s'il en est, avec à son palmarès la série des Resident Evil et des Street Fighters.

On ne peut qu'avoir de l'appréhension en entendant parler d'animes comme Vampire Hunter. Le format choisi est l'OAV, soit un intermédiaire entre la série télé et le film. Choix parfois judicieux, car permettant un compromis entre qualité et économie de moyen. Mais dans d'autres - le plus souvent - , l'OAV n'étant rattaché ni à l'exploitation télé ni au cinéma, les réalisateurs peuvent se permettre plus de boulettes, et parfois des grosses. Dans le même genre, on repense tous avec consternation aux OAV de Tekken. Les antécédents, on l'aura compris, sont peu glorieux, et c'est à peine si l'on arrive à faire semblant d'être soulagé en apprenant que ce sont les studios Madhouse (Metropolis, Tokyo Godfathers...) qui s'occupent de l'animation. L'animation, c'est une chose, mais tout le reste doit suivre, et là c'est autre chose.
Et quand l'animation elle-même ne suit pas, alors les amis, que dire, c'est l'hécatombe. Et figurez-vous que, dans le cas échéant, elle ne suit pas.
Non qu'elle ne soit de bonne qualité, certaines scènes sont réellement abouties sur ce plan. Mais elle est terriblement inégale. Alors que quelques combats arrivent à éveiller l'intérêt grâce à la fluidité et leur originalité (le générique en offre de bons exemples), d'autres sont indignes d'une production des années 90. Et dans tout les cas, elle reste molle et lente, ce qui est absolument inacceptable pour un anime portant sur la baston.

Avec les carences d'animation, ce sont les horreurs au niveau du design qui sauteront à l'oeil. Loin de vouloir porter atteinte aux fans de la série, cette affirmation se base sur un fait simple. Dans le monde des jeux de baston, le design des personnages doit être simplifié au maximum afin de permettre une meilleure visibilité. Dans le monde de l'animation, on travaille l'image en plein mouvement, et ce qui peut bien rendre dans l'un ne donnera pas forcément un résultat transcendant dans l'autre. Fort de ce constat, admirons les personnages de ce Vampire Hunter. Dotés de couleurs ternes, très représentatives de la palette extrêmement limitée de l'anime, ils perdent énormément en saveur à cause d'un design fade et peu inspiré, rappelant les pires horreurs de l'animatinon japonaise, à la Golgo 13 ou autre sombre série Z destinée à la vente en cassette. La seule raison pour laquelle l'on ne touche pas le fond du fond, c'est grâce au design original, bourré de bonnes idées, celles qui font toute la moelle d'un bon jeu de combat. Des ailes de Morrigan au roseraie de Donovan, de petits détails rendent les personnages uniques, et leurs confèrent une certaine personnalité, jusqu'à un certain point. Mais des personnages comme le vampires Maximof atteignent des sommets dans la banalité et le moche.

Est-il nécessaire de préciser le caractère purement accessoire de l'histoire, tournant autour de conquête du monde, de créatures de la Nuit et de chasseurs de créatures de la Nuit, dont Donovan, héros de l'histoire, mi-homme mi-créature de la nuit, un D de bas étage. Rien qu'au titre, le plagiat sur Vampire Hunter D est flagrant comme un nez sur le visage, l'esthétique en moins. Comble de la maladresse, Donovan, seul personnage développé de l'histoire, ne l'est qu'à travers ses speechs qu'il lache avant ou après chaque combat et où il explique son dilemme entre forces du Mal et du Bien, ainsi que sa déchirante recherche du sens de la vie.

En un mot comme en cent, Vampire Hunter est une insulte à l'animation japonaise. Ces quatre OAV sont chacun quarante minutes de perdues dans votre vie, et décevront même les fans les plus acharnés. Néanmoins, ils trouveront peut-être leur bonheur devant leurs personnages préférés qui s'affrontent en musique sur du rock japonais plutôt consternant - ou même parfois des mélodies assez réussies. Dans tout les cas, la qualité objective de cet anime ne laisse aucun doute.

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1 commentaires

  • Anonyme

    25/10/2007 à 18h39

    Répondre

    n'importe quoi


    c'est stictement n'importe quoi ta prose en effet j'ai perdut mon temps à te lire ><


    de plus je vois pas en quoi le scénario et "une quête à la domination du monde"


    si tu aurait vu cette animé ,tu aurais compris que le monde est déjà sous la domination des ténèbres il n'y a plus rien à conquerir quoi que les humains essayent de se liberé de ces ténèbres en vain


    alors certes vampire hunter D est culte mais ce vampire hunter la, basé sur les jeu de capcom et non pas un plagiat comme t'essaye de le faire croire et est exellent sur tous les point les personnages , leur design, certes ils ne sont pas aussi dévellopper qu'on le voudrait mais en 8 oav de 20 min c'est pas assez pour ce que c'est^^ les musiques sont bien pour ce qu'elles y en à quelques 'unes qui me trotte dans la tête assez souvent... pour dire


    faudrait peut-être ne pas oublier que c'est un anime des année 90 et non pas de 2007 hein ^^ tss


    mon seul regret est qu'on ne sait rien sur le royaume des ténèbres leur monde et aussi les aenslad la famille dominante du royaume des ténèbres et la sublime morrigan rien que pour elle ça vaut le coup de se matter cette série!! niark

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