6.5/10

Villa Cosmos

Besoin d'un petit moment de détente et de décompresser votre cerveau soumis au stress de la vie ? Vous avez de la chance, les docteurs Yu Yagami et Taro Achi viennent de créer un remède miracle sorti sous le nom de Villa Cosmos. Totalement déjanté, ce manga viendra chatouiller vos zygomatiques et fera l'effet d'un relaxant d'une demi-heure. La thérapie par le rire, sûrement le meilleur moyen de garder le moral.

Villa Cosmos
Villa Cosmos
Villa Cosmos
raconte l'histoire de personnages pas très nets venus de contrées lointaines et partageant le même toit, celui de ladite Villa Cosmos. Cela commence à se compliquer lorsqu'on découvre que chaque habitant possède en réalité deux identités, une pour la vie de tous les jours et une seconde pour leur emploi. En effet, ces résidents sont soit des agents secrets galactiques soit des criminels extraterrestres, leur but respectif étant de démasquer l'identité cachée de leurs ennemis. Evidemment, ces individus, tous plus idiots les uns que les autres, ne se reconnaissent jamais.

Pour qu'une oeuvre de ce genre fonctionne, il faut avant tout réussir à créer des personnages attachants, variés et dont la cohabitation puisse se faire avec alchimie. Villa Cosmos dispose de tout cela grâce à un panel d'individus complémentaires dans leur crétinerie. Ainsi le héros répondant au petit nom de Dokkoider est le seul humain de la bande et passe son temps à gaffer ou à se rétamer par terre la tête la première. Les autres ne remontent guère le niveau entre une fille à la force brute, un savant fou, une gamine pot-de-colle ou une femme super sexy. Il va sans dire que tout ce petit monde s'entend à merveille, transformé ou pas, ce qui fait l'originalité du récit et apporte une bonne humeur communicative.

On l'aura compris, on ne cherchera pas dans ce manga de scénario compliqué mais bien du délire pur et dur qui parodie les séries japonaises de super héros. L'intrigue de base n'est qu'un prétexte à l'accumulation de situations loufoques et de gags idiots. La traduction essaie de suivre le rythme mais il doit tellement y avoir de jeux de mots dans la version japonaise qu'on souhaite bien du courage au traducteur pour tout retranscrire. Sans jamais rire aux éclats, on sourira très régulièrement devant cette abondance de situations délirantes. A force de trop en faire, Villa Cosmos tombe d'ailleurs dans les travers du n'importe quoi et on n'arrive pas toujours à suivre ce qui se passe, empêchant ainsi l'histoire d'être réellement captivante.

Le style du dessin est en plus agréable, classique et réussi. On regrettera juste des décors aux abonnés absents et des scènes d'action souvent fouillies. Les expressions des personnages sont parfaitement rendues et c'est bien là le principal. L'édition de Kurokawa aurait pu comporter des annotations, surtout eu niveau des blagues, le résultat final n'en aurait été que meilleur.

Bon gros délire de mangaka qui mêle des extra-terrestres et des humains atteints d'un même crétinisme, Villa Cosmos ne se prend jamais au sérieux et réussit parfaitement sa mission de divertissement. Toutefois, à parfois trop verser dans le n'importe quoi, le manga commence à perdre autant son intérêt qu'un lecteur qui ne retiendra que certaines bonnes blagues. Mais c'est toujours ça de pris.

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