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Virtus T.1


Oui, il fait la gueule un peu...
An 185 de l'ère chrétienne. L'empereur Commode, cruel et sanguinaire, entraîne Rome à sa ruine. Peu pressé de gouverner, il préfère combattre dans l'arène. Pour Marcia, concubine du tyran, Rome a perdu ce qui faisait le fondement de sa grandeur : la “virtus”, la force d'âme, la droiture. Désespérée, elle sollicite l'aide d'une sorcière, qui l'envoie dans le futur et plus précisément au Japon. Elle arrive parmi un groupe de prisonniers japonais de l'ère moderne et découvre que l'un d'eux possède la "virtus". Elle les transporte tous et ils se retrouvent précipités sur les sables de l'arène où ils vont découvrir la cruauté du destin des gladiateurs en combattant aussitôt contre les féroces germains… L'un d'eux va pourtant sortir du lot grâce à sa pratique du judo : Takeru Narumiya.

Ce que l'on remarque immédiatement en ouvrant le premier volume de Virtus, c'est son graphisme très particulier. À mi-chemin entre Hokuto no Ken et The World is Mine, la violence des images est intense (ce n'est donc pas le genre de manga à mettre entre toutes les mains) et sans gêne. Vous pouvez donc vous attendre à des découpages chirurgicaux et à quelques déformations dans la douleur qui sont assez impressionnants. Même si le graphisme est un peu difficile au premier abord, on voit qu'il est parfaitement adapté à l'univers des gladiateurs et aux combats qui se déroulent dans l'arène : muscles énormes, ennemis brutaux, etc. Les lecteurs ne seront pas en reste à ce niveau là ! L'histoire est plutôt sympathique puisqu'on a une sorte de Thermae Romae à l'envers. Ce n'est plus Rome qui va au Japon mais le Japon qui va à Rome. Coup de chance, là où Lucius tombait dans des onsen, les prisonniers tombent dans une univers où la violence a toute sa place : l'Arène. Là où j'ai été moins convaincu, c'est au niveau des personnages. Très peu de personnages se démarquent : Commode, Marcia, Narumiya, son jeune protégé et l'autre prisonnier qui semble en savoir plus que les autres sur le judoka. Sur ces cinq, seul Narumiya n'est pas complètement exaspérant ! Commode, en boss de fin, est détestable à 100%, Marcia est une cruche d'une rare inutilité et les deux autres n'ont juste rien de spécial... Heureusement, Narumiya vient relever le niveau. Avec sa personnalité complexe (et les morceaux de son passé en filigrane) et son sens de la justice qui fait qu'il n'aurait jamais dû se trouver parmi le groupe de prisonnier, on se pose pas mal de questions...

Petite nouveauté seinen des éditions Ki-oon du mois de Septembre, Virtus est une excellente surprise. Même si pour le moment, seuls deux ou trois personnages sortent vraiment du lot et semblent avoir un rôle à jouer, le sort du groupe est assez intrigant et on se demande ce que l'auteur leur réserve. Vu l'endroit où se termine le premier volume, on dit merci à Ki-oon d'avoir sorti le deuxième dans la foulée et on se rue dessus pour connaître le destin de notre judoka et du groupe qu'il doit protéger !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

3 commentaires

  • Canette Ultra

    15/10/2012 à 14h44

    Répondre

    Sympathique surprise cette série. On se laisse attraper par cette univers. je suis curieux de voir la suite et l'évolution de certains personnages (même si le pleurnichard ou le tatoué sont un peu classique dans le genre)http://manga.krinein.com/-25621/virtus-t2-19671.html

  • Penthesilea

    02/12/2012 à 09h26

    Répondre

    j'ai carrément pas adhéré, moi qui espérais que ce manga accorderait un peu de place à la culture romaine entre 2 bastons
    mais non tout ça n'est que prétexte à montrer des coups des bleus des bosses, déception pour moi

  • naweug

    02/12/2012 à 10h32

    Répondre

    D'ici quelques tomes, vous allez avoir des surprises..

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