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Warlord T.1

La cité mythique d’Arkanzel, forteresse imprenable juchée dans les montagnes, est le refuge du roi Bayren et de ses redoutables mercenaires. Contre paiement, ces assassins d’exception sont capables de renverser le cours de n’importe quelle bataille, de mener à bien la plus compliquée des missions. Entourée d’une petite garde rapprochée, la princesse Arasol tente de rallier la mystérieuse cité pour louer les services de ces guerriers légendaires, et ainsi offrir à ses sujets menacés d’extinction un ultime espoir… Mais les troupes du peuple démon, toujours plus nombreuses, leur barrent le passage. Alors que tout semble perdu, un mystérieux combattant s’interpose. Sa puissance monstrueuse augure bien des capacités des mercenaires… mais la princesse ne tarde pas à déchanter : il n’a pas l’intention de laisser le petit groupe d’hommes souiller la terre sacrée d’Arkanzel !


Approche donc.

Quand on a lu Jackals et qu'on l'a apprécié, il est impossible de ne pas avoir de très hautes attentes concernant Warlord. La première différence, c'est que cette nouvelle série impliquant Kim Byung Jin au dessin n'est pas un manga (alors que Jackals l'était) mais un manwha, ce qui fait qu'il n'est pas publié dans le sens de lecture japonais mais dans le sens de lecture coréen (qui est le même que le nôtre). Est-ce que ça change vraiment quelque chose au trait de l'auteur ? Pas vraiment... ! Dans Jackals, il y avait déjà un dynamisme incroyable et c'est toujours le cas dans Warlord. On constate tout de même que l'auteur a développé son talent puisque les vêtements, par exemple, sont beaucoup plus détaillés. La façon de représenter le sang a aussi un peu évolué et le rendu est plus réaliste (compte tenu de la quantité qui se déverse, c'était un élément crucial).

Au niveau de l'histoire, la base est simple : les démons ont envahi notre monde et on lutte pour notre survie. Remplacez le mot "démons" par le mot "titans" et vous obtenez la base de L'Attaque des Titans. Evidemment, les deux titres n'ont rien à voir et même si l'idée est simple, elle se complexifie au fil des chapitres. On se rend compte que, dans ce monde où l'être humain est menacé d'extinction, il y a plusieurs factions et que ces dernières ne sont pas prêtes à faire ami-ami : le royaume des démons, l'empire, le shogunat et le pays des mercenaires. Alors que les trois dernières sont menacées par la première, l'empire et le shogunat n'hésitent pas à se livrer bataille pour gagner de l'influence. Seul le pays des mercenaires reste "neutre" et n'attend que d'être engagé pour lancer l'offensive contre les démons. 

La plupart du temps, dans un manga, ce sont les personnages qui font l'histoire. C'est plutôt vrai ici. Que ce soient la témérité et la détermination de la princesse Arasol ou encore la fougue de Meruhan, le charisme des personnages principaux porte une intrigue dont on ne sait encore pas grand chose. Même les personnages secondaires réussissent à se faire remarquer assez rapidement, ce qui fait que tous ont un rôle à jouer. 

Pour le moment, le bilan est plutôt positif concernant Warlord. Cependant, il ne se hisse pas encore au rang de méga-hit. On attend de découvrir un peu plus ce qui se cache dans le passé des personnages mais aussi dans certains des mystères mis en place par l'intrigue avant de pouvoir donner un avis plus définitif. Porté par un graphisme que je trouve vraiment sublime, ce premier tome se veut divertissant au possible (surtout si vous aimez le découpage !). 

A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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