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We Need Kiss

Une série en trois volumes, c'est déjà bien trop pour un sujet aussi mal traité que les bars à hôtes et hôtesses nippons.

Ca vous donne envie de boire un verre, vous ?
Ca vous donne envie de consommer ?
Eisaku et Natsuko semblent former un couple idéal qui file le parfait amour. Mais certains soupçonnent l'adolescent d'être le fameux « Bee », un être abject capable de la pire barbarie envers les femmes. Pour retrouver une amie disparue, Natsuko se fait embaucher dans un bar à hôtesses, lieu de tous les plaisirs et de tous les excès. Qu'adviendra-t-il de cette âme pure en plein cœur des quartiers chauds où sévit Bee ? Un tel monstre peut-il être l'élu de son cœur ?

Hug for free

We Need Kiss, la dernière série en date de Umetaro Saitani (GCU, Tamahagane) chez Doki-Doki ne laisse pas beaucoup plus de souvenirs mémorables que les précédentes avec son lot de défauts habituels, à savoir un scénario patenté teinté d'érotisme, un dessin classique mais manquant de punch. L'ensemble pourrait se révéler homogène, montrant plutôt bien le milieu des bars à hôtes et hôtesses comme une gigantesque mafia dans lequel des destins basculent aussi vite que s'y boit un verre mais beaucoup de composants de cet ensemble indiquent un manque grave dans la conception du titre. Tout d'abord, les personnages principaux tout droit tirés d'un shônen de base ne laissent aucune place à un moindre suspense sur leur sort, heureusement quelques seconds couteaux apportent un peu de fraîcheur. Puis, cet érotisme pourtant bien intégré aux différentes scènes mises en place par l'auteur dans son récit mais qui se revient en trop grand quantité pour ne pas être taxer de fan service. Et pour finir, ce scénario complètement alambiqué de reconversion en gentil garçon flappi de campagne qui ne tarde pas à se révéler comme une ancienne grosse brute et prince de la nuit tokyoïte. Umetaro s'enfonce dans son délire dont on ne tarde pas à se détourner complètement pour prêter plutôt attention toute relative sur une histoire secondaire de vengeance doublée de manipulations de la part d'un personnage secondaire.

Pas de miracle du côté du dessin chez Saitani. L'auteur n'offre pas d'évolution par rapport à ses créations précédentes. Seulement ici, il n'hésite pas à franchir la barrière de la sexualité pour nous exposer aux délires pervers d'un milieu mal famé sans oublier de mélanger psychopathie et violence., un peu comme Love Junikes  L'auteur s'oublie assez vite (dès le second volume) pour ne plus rendre qu'un travail bâclé dans lequel il se concentre uniquement sur ce dernier thème. Du coup, cela ne devient presque plus intéressant à regarder non plus...

We Need Kiss ne marquera pas les esprits sauf pour les fans de la première heure de Saitani. Et encore, on ne polémiquera pas sur la plus mauvaise partie de l'oeuvre : le titre. Heureusement, seul trois volumes sont disponibles...

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