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Wingman T.1


Wingman... Wingman... !
Kenta Hirono est un jeune garçon qui adore se prendre pour un super héros. Quand quelque chose ne va pas dans la classe, il fait son show et puni les méchants sous le nom de Wingman. Malheureusement pour lui, il n'a ni super-pouvoir ni force ni armes incroyables et le jour où il tombe amoureux d'une de ses camarades de classe, il se dit qu'il serait peut-être temps de revenir sur Terre. Manque de chance pour lui, la princesse du royaume de Podrim, Aoi Yume, lui tombe dans les bras alors qu'il rentre de l'école. La jeune fille est évanouie et il la laisse se reposer sur son lit. Il découvre qu'elle tient un étrange cahier qu'il trouve assez classe et se met à dessiner Wingman dedans. C'est alors qu'en prononçant la formule de transformation, il se rend compte qu'il devient véritablement Wingman ! Quand Aoi se réveille, elle lui explique que tout ce qui est écrit dans le Cahier des Rêves devient réalité. Cette dernière accepte de lui laisser le cahier en échange de son aide. En effet, Podrim est menacé par l'infâme Rimel et ses Seedmen... Kenta saura-t-il faire preuve d'assez d'inventivité pour pouvoir se forger des armes et des pouvoirs qui pourront venir à bout de ses adversaires ? Son corps supportera-t-il les transformations successives et les pouvoirs démesurés de Wingman ?

C'est avec le générique d'époque encore en tête que j'ai entamé la lecture de ce premier volume de la réédition tant attendue de Wingman (elle a été repoussée de nombreuses fois avant d'arriver enfin chez nos libraires). Commençons par le plus simple : le dessin. Quand on lit sa série actuelle, Zetman (aussi publiée chez Tonkam), on se rend compte que le trait de Masakazu Katsura a évolué d'une manière assez surprenante. D'un style ultra-réaliste dans Zetman, on revient à ce style un peu vieillot (mais néanmoins charmeur) que l'on retrouve dans les vieilles séries, notamment celles estampillées "Vintage" chez Glénat comme Ashita no Joe ou encore Cyborg 009. Ce problème de graphisme sera peut-être l'un des plus gros obstacles pour les lecteurs ne connaissant pas la série ou pour les plus jeunes qui ne jurent plus que par le style... Cependant, on oublie vraiment vite ce faux problème une fois rentré dans l'histoire. La parodie de sentaï (les héros mieux connus sous le nom de Power Rangers chez nous) qui se mêle à l'humour et au côté un peu coquin (vive les panty shots...) de l'auteur rend la lecture des plus agréables. Kenta découvre peu à peu qu'être un héros, c'est pas si facile que ça et il va devoir redoubler d'efforts pour pouvoir utiliser ses nouvelles capacités et protéger Aoi. Pour le moment, on ne sait pas trop quoi penser de personnages comme Miku (celle dont Kenta est amoureux) qui paraît vraiment très cruche (pire que les nunuches de Video Girl Aï) ou encore des méchants qui ont l'air bien faibles et se font manipuler facilement par un méchant encore plus méchant (ça fait beaucoup de méchants tout ça) !

Au final, cette réédition est une véritable bonne nouvelle pour ceux qui n'avaient pas pu finir la série chez Manga Player à l'époque ou tout simplement pour les gens qui voudraient découvrir ce classique qui a conservé un certain charme. Les volumes sont très épais (merci Tonkam pour pas tuer le porte-monnaie) et c'est plus de trois cent pages qui seront à dévorer à chaque fois. L'édition tient d'ailleurs plutôt bien la route puisque malgré l'épaisseur, le volume tient bien en main (même dans les miennes qui sont petites). Il n'y a plus aucune raison de ne pas profiter de cette excellente série !

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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