6.5/10

Woodstock T.1


Sexy ?
Passionné de musique rock, c'est seul dans sa chambre que Gaku a fondé son groupe fictif, Charlie. Seulement, les morceaux qu'il poste sur Internet défraient la chronique et le jeune homme va devoir apprendre à surmonter ses angoisses pour donner corps à son rêve : monter un groupe et donner un concert digne de Woodstock !!
Depuis un guitariste hors-pair mais rongé par la timidité jusqu'à une batteuse exceptionnelle et volontaire, suivez la destinée d'un groupe de jeunes adultes rockeurs, leurs errances, leurs espoirs, leurs conflits… Mais aussi leurs victoires. Avec, à chaque fois, la musique rock comme dénominateur commun.
Gaku est un fan absolu de Woodstock et n'hésite pas à collectionner ce qui s'y rapporte : DVD, ouvrages de référence, témoignages… Ce concert et les multiples chanteurs qui s'y produisirent – dont le mythique Jimi Hendrix – furent pour lui une révélation !

Quand un manga musical pointe le bout de son nez en France, c'est difficile de ne pas le comparer au monstre Beck. La série d'Harold Sakuichi est tellement mythique et ancrée dans mon cerveau de fanatique que j'ai eu un mal fou à m'en détacher. Ce Woodstock que nous sort Glénat commence pourtant de la même manière que "l'autre série". Un petit jeunot passionné de guitare qui rêve de devenir une rock star. Oui, bon, OK, c'est pas exactement pareil puisque Koyuki n'a pas vraiment de passion pour les guitares ou le rock au début de la série. Sacrebleu ! Arrêtons de parler de Beck et renconcentrons-nous sur Woodstock.

Pour ceux qui ne verraient pas bien d'où vient le titre, Woodstock est le nom d'un festival qui a eu lieu en août 1969 (oui la même que chantait Gainsbourg) et où se sont produit des monstres sacrés comme ce bon vieux Jimi Hendrix (je suis sûr que vous avez entendu parler d'un type qui jouait de la guitare avec ses dents, non ? Si ? Ben c'est lui !). Gaku, le héros, en est fan et laisse exploser sa passion pour la guitare depuis qu'il est tout jeune (Hmmm, je crois que j'ai déjà dit un truc similaire dans le premier paragraphe...). Son problème, comme la plupart des japonais, c'est un gros timide ! Pour lui, se retrouver sur une scène devant des gens venus pour l'écouter lui est tout bonnement impensable. Cette timidité est assez caractéristique du shônen en tant que genre et on n'est donc pas vraiment surpris de la retrouver ici. Il lui faut au moins ça pour se dépasser et devenir un rockeur à part entière, non ?

Soulignons aussi que le premier contact visuel avec la série est plutôt bon. Avec son graphisme assez fin (faute d'un encrage fort), on a presque l'impression que certains personnages viennent tout droit d'un shôjo mais le tout colle plutôt bien et l'auteur a l'air de se faire plaisir en dessinant des instruments vraiment sublimes. Les multiples rencontres de Gaku sont plutôt bien mises en scènes et on voit l'avenir se dessiner tout doucement pour le jeune garçon et son groupe. Ah tiens, ça me rappelle encore quelque chose... ! 

Quoi qu'il en soit, la série démarre plutôt doucement et le rythme est peut-être un peu moins soutenu qu'on ne l'espèrerait. Il va probablement falloir attendre un peu avant de voir ce que le titre a réellement dans le ventre. 

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A propos de l'auteur

Un peu fou mais passionné de manga depuis ma plus tendre enfance, je n'hésite pas à tester tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi en fait...).

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